Qu’est-ce que le chemsex ?

chemsex slam

Qu’est-ce que le chemsex ?

Chemsex est la contraction des mots chemical (drogue) et sexe
Il désigne le fait de prendre des substances psychoactives, des drogues pendant qu'on fait l'amour.

Cette pratique s'est d'abord développée dans le milieu gay, dans des partouzes impliquant 4 ou 5 mecs voir beaucoup plus.
Elle existe depuis les années 70 mais on en parle de plus en plus ces dernières années.

Les participants sont recrutés au fur et à mesure de la partouze gay et selon les envies, grâce aux applications de rencontre qui permettent de savoir instantanément quels sont les mecs disponibles et qui aiment les plans chemsex ou qui peuvent amener de la drogue avec eux.

Le but des drogues est d’accroître ses performances sexuelles et les sensations ressenties.
On est plus excité, plus désinhibé, plus euphorique.

Qui sont les consommateurs de chemsex ?

La consommation de chemsex est en hausse depuis 2008, elle a explosé et s’est répandue des CSP+ et des consommateurs avec un haut niveau d’étude à toutes les catégories socio-professionnelles.

Elle a désormais atteint les personnes les plus précaires avec un faible revenu.
Il n'y a plus aucun profil, tous les niveaux d’études, tous les niveaux de revenus pratiquent le chemsex.

Ainsi, en 2016 à Londres, 60% des personnes qui se rendaient dans certaines cliniques londoniennes le lundi matin pour faire un traitement post exposition expliquaient avoir participé à une orgie sexuelle durant les 3 jours précédents avec de la drogue.

Et si le phénomène touche surtout la communauté gay, il émerge aussi dans tous les autres milieux.
On constate l'apparition du chemsex dans le milieu hétéro, chez trans, les drag queens...

Quels sont les problèmes crées par le chemsex ?

D'abord un phénomène d'enrôlement : les mecs qui tombent dans le chemsex ne sont pas des consommateurs de drogue.

Toutefois à force d’être sollicités sur les applications de rencontre, ils se laissent tenter et découvrent un tout nouvel univers d’envie de et de pratiques sexuelles. Juste pour une fois.

Ensuite la drogue avance ici masquée, elle n'est pas exactement présentée comme telle, c'est juste des produits pour baiser mieux, plus longtemps et avoir plus de sensations, pour accroître ses performances sexuelles, ce qui fait tomber de nombreuses barrières mentales ou les affaiblit.

Le chemsex est extraordinairement addictif, une seule fois suffit en général pour avoir envie d'y goûter de nouveau.

La pratique, auparavant marginale, se démocratise, on va repousser ses limites, c'est l'effet Waouh du chemsex.

Sauf que le « juste une fois » ne s’arrête jamais la, c’est une expérience qui n’est pas anodine.
Ca rentre dans votre tête.

De nombreux nouveaux pratiquants le font une seconde fois pour y goûter de nouveau.
On ne pense pas à mal, mais on a envie de le refaire, parce que c'était bon, parce que c'est nouveau, parce qu'on a fait l'amour pendant des heures.

On est hyper sollicité via les applis et les sites de rencontre, on se voit proposer des plans chems toutes les semaines, tous les weekends.

Les effets escomptés sont la, on ne se considère pas comme un drogué, ce sont les autres qui le sont, nous c’est juste pour le fun !
On ne se drogue pas, on s’amuse, c’est différent !

D'ailleurs note au passage, les personnes accrocs au chemsex qui font une cure de désintoxication dans un centre spécialisé et se retrouvent au contact de cocaïnomanes ou d'héroïnomanes ne s'y retrouvent pas du tout.
Elles ont toujours l'impression que le drogué, c'est l'autre !

Mais plus ça va, plus on en demande, plus on en commande et plus on passe des weekends chemsex.

C'est le début de pertes des repères et des relations sociales, et ou la différence entre soit et un drogué s'estompe.

On note aussi une perte d’intérêt pour le sexe sans drogue, on veut avoir cet effet Waouh !

C’est un peu comme quand vous sortez de l’autoroute pour rejoindre une ville.
Vous avez envie de continuer à rouler à 130 et non à 50 (quelle lenteur) dans les agglomérations !

Pourtant ce sont les vitesses adaptées pour que chacun reste en vie.

Le chemsex favorise la hausse des conduites à risques.
On est sous l’emprise de la drogue, on se drogue et on fait l’amour en même temps.

Autre prise de risque : la baise sans capote

On estime que les risques sont maitrisés parce qu’on ne se rend pas bien compte à cause de la drogue ou parce qu’on prend la PREP.

Sans s’en rendre compte on peut aussi basculer et commencer à consommer de la drogue en dehors des plans chems, en semaine, le soir après le boulot parce qu’on est fatigué ou déprimé par l’hiver. Et devenir drogué pour de bon.

Les mecs ne gèrent plus du tout.
Les effets recherchés sont présents et sympas mais il y a d’autres effets tout aussi présents !

On n’a plus conscience du risque, on échange ses seringues avec de parfaits inconnus.
Ces comportements favorisent la propagation du VIH et des MST, que ce soit par le partage des seringues pour s'injecter la drogue (on parle alors de slam : injection intraveineuse de méphédrone ou de méthamphétamine en cristaux) ou par le sexe bareback (sans capote).

Ces drogues rendent totalement irresponsables et ça le VIH il adore.

D’ailleurs avec les plans chems tout devient « petit » : une « petite » ligne, un « petit » plan , un « petit » consommateur, une « petite » dose.
Et les consommateurs sont des expérimentateurs qui tentent une aventure, une expérience.
Mais sous ce vocabulaire, l’addiction est grande.

Quand on est sous l’emprise de chemsex, on pense exclusivement au sexe, à l’instant présent et au plaisir, on n’est plus du tout responsable et capable de gérer la réalité.

On veut juste recommencer ou continuer.
On évite la réalité, on ne veut plus penser.

En outre il est très facile de faire une overdose ou un coma, quelques millilitres ou milligrammes de drogue de trop suffisent. En 2016, sur 24 personnes mortes par overdose, plus de 6 (soit plus de 25%) l'ont été à cause d'un plan chemsex.

On ne sait jamais ce que l’on snife ou ce que l’on s’injecte, les substances peuvent être coupées ou chimiquement modifiées, ce qui peut avoir des conséquences mortelles.

Enfin dernier point le chemsex peut aussi être très ennuyeux, après le sexe et la consommation de drogue, après avoir échangé des choses très intime avec son partenaire, vient la recherche de nouveaux participants à la partouze.

Les mecs passent leur temps sur leur téléphone pour recruter d’autres mecs pour la soirée et ne s'occupent plus du tout les uns des autres, alors qu'ils sont déjà nus dans un appartement et pourraient faire l'amour.

Quels sont les conséquences du chemsex ?

Le chemsex a d'abord des conséquences sociales.
On note une désocialisation : isolement, mensonge, perte (suite à un licenciement) ou arrêt du travail.

Le chemsex a ensuite des conséquences physiques : tremblements, hausse du rythme cardiaque, anorexie (on mange beaucoup moins, car la drogue coupe l'appétit), perte de poids (adieu corps d'athlète, adieu les muscles), impression de ressembler physiquement à un zombie, fatigue, atteintes physiques au foie, aux reins (et on n'en a pas de rechange).

Puis le chemsex a des conséquences psychologiques : dépression (beaucoup moins d’envie en général, on devient obsédé par la drogue et le plan chems), anxiété, bad trip, désordres mentaux, descentes difficiles, atteintes psychiques, psychologiques, lésions neurologiques irréversibles.

Sans oublier évidemment une addiction de plus en plus forte au chemsex : on ne peut plus faire l'amour sans drogue. Ou passer une semaine ou une journée sans se faire une ligne ou gober une pilule pour se redonner la patate.

Finalement ce sont les mêmes conséquences et pathologies, en plus grave, qu’un consommateur de drogues dures classiques.

Enfin le chemsex provoque une hausse des infections de l'hépatite (A, B et C) et un maintien du nombre de transmission du VIH notamment chez les gays.

Qu’est-ce qui encourage la propagation du chemsex ?

La propagation du chemsex est favorisé par plusieurs paramètres.

D'abord les nouvelles drogues de synthèse : elles accentuent les capacités physiques et exacerbent les sens, elles suppriment le désir de dormir.

Elles permettent de rentabiliser son temps et de baiser plusieurs fois dans la mêmes soirée le même weekend !
Alors qu’un plan cul gay classique dure de 30 minutes à quelques heures. Ensuite on est bien souvent fatigué et on éprouve le besoin de dormir, de faire autre chose, mais la majorité du temps, on ne remet pas le couvert illico presto.

C’est dans la logique de la performance et de la compétition de la société actuelle.
Mais notre corps est incapable de suivre une telle performance et nous le fait payer ensuite : baiser pendant 24 ou 48 heures non stop est physiquement épuisant et on ressemble à un zombie le reste de la semaine.

Avec un plus le blue tuesday : 48h après le dernier moment ou vous avez pratiqué le chemsex, vous vous sentez déprimé.

En outre ces drogues sont disponibles aisément et facilement : avant on devait passer par le dark web pour acheter des drogues, désormais, avec le chemsex, on peut les acheter dans des boutiques en ligne. C'est une énorme barrière qui est tombée.

Les drogues de synthèse sont moins chères que les drogues classiques et ont pour certaines un statut pseudo légal, ce sont des produits chimiques que l'on détourne de leur usage premier.

De plus les produits sont souvent de meilleure qualité car le laboratoire qui fabrique le produit a une réputation à entretenir pour ses clients.

Tout se sait et se voit très vite en ligne, notamment via des forums spécialisés, s'il veut vendre beaucoup et rapidement, il a tout intérêt à fournir des produits qui vont satisfaire ses clients.

Autre possibilité, on trouve les drogues sur le lieu du plan chemsex, sans crainte de se faire agresser dans une cité morbide ou de se faire avoir sur le produit vendu.

Tout cela favorise une consommation décomplexée, voir une surconsommation, on sait que le produit est disponible facilement, qu’il est livré chez soit au chaud par la poste.

Ensuite, les applis de rencontre gay encouragent aussi le phénomène : Grindr, Hornet, Scruff, Blued, Roméo, Bearwww (j'en oublie) elles permettent de savoir instantanément qui sont les hommes disponibles pour un plan cul gay autour de soit et ce dont ils ont envie.

Aiment-ils le chemsex ? Possèdent-ils des drogues chez eux ? Certains profils spécifient ce genre de détails.

Enfin, l’addiction fait qu’on ne peut plus baiser au bout d’un certain moment sans ces drogues et cette logique de partouze et de performance.

Quels sont les drogues utilisées pour le chemsex ?

Au début le chemsex c’était la consommation de MDMA/ectasy et de cocaine pendant ou avant l’acte sexuel. On pouvait aussi y associer de l’alcool et du poppers plus ou moins puissant.

Le développement des plans culs privés grâce aux sites de rencontres en ligne puis des applications a permis le développement du chemsex.
C’est plus rapide que d’aller draguer un homme dans un bar, sur un lieu de drague ou de passer une petite annonce dans les journaux.

En France, il y avait déjà le minitel mais c’est une autre histoire.

La gamme des produits pour le chemsex s’est agrandi et est désormais disponible facilement en grande quantité via internet, notamment parce que ces produits psychoactifs ont été détournés de leur utilisation industrielle classique.

Cathinone de synthèse

Elle est dérivée de la cathinone naturelle présente dans une plante nommée le khat.
Il y a plus de 50 variantes différentes dont la 4-MMC ou miaou miaou, la 3-MMC, la 4-MEC, la MPDV.

Comment la prend on ?
On la sniffe, on l'injecte par une seringue dans les veines (avec une aiguille) ou dans l’anus (sans seringue), on l'avale.

Quels sont les effets ?
Performance sexuelle, effets empatho-entactogènes (fort désir d’être touché, d’empathie, de se rapprocher et de faire l’amour) proches de la MDMA / ectasy et aux autres effets proches de la méthamphétamine et de la cocaïne, euphorie, désinhibition, hausse de la sensualité.

Quels sont les risques ?
L’envie de reprendre de la cathinone est extrêmement importante, on peut devenir accro dès la première utilisation.
On note des risques de crises de paranoïa, des troubles dépressif, des hallucinations, des idées suicidaires, des délires

GHB/BD/GBL

Le GHB (gamma-hydroxybutyrate) est disponible aisément et en grande quantité sur internet sous sa forme industrielle liquide, le GBL (gamma-butylrolactone), un solvant à peinture, ou BD (1,4-butanediol), qui une fois bu avec de l’eau se transforme en GBL.

Si la vente du GBL au grand public est illégal en France, il suffit de chercher du nettoyant pour jantes de voitures sur des sites hébergés hors de ce pays. C'est un secret de polichinelle.

Il peut être bu, même s'il a un goût amer, ou injecté par la voie anale ou en intraveineuse.

Quels sont les effets ?
Hausse de la sensualité et du désir, euphorie, désinhibition, relaxation (ce qui facilte la sodomie).
On a d’abord l’impression d’être ivre.

Quels sont les risques ?
Il est très facile de surdoser le GHB, car la différence de quantité qui entraine les effets recherchés et le surdosage est de l’ordre de quelques millilitres.

Vous pouvez alors être sujet à des vertiges, des nausées, des vomissements, avoir du mal à respirer, une envie de dormir voir perdre connaissance (aussi appelé le G-Hole) et vous réveiller quelques heures plus tard sans aucun souvenir de ce qui s’est passé.

C’est pour cela que le GHB est connu pour être la drogue du viol et qu'on entend souvent qu'il vaut mieux surveiller son verre dans les lieux de fêtes.

Méthamphétamine

On l’appelle aussi ice, meth, tina, crystal meth, crystal.
Elle est de la même famille que la MDMA ou l’ectasy.

Son apparence extérieure est celle de petits cristaux qu’on peut insérer dans l’anus, fumer, manger, sniffer ou injecter.
Elle est peu répandue et donc beaucoup plus cher que la cathinone. En 2016 elle était jusqu’à 20 fois plus chère.

Quels sont les effets ?
L’excitation sexuelle et l’euphorie

Quels sont les risques ?
L’envie de reprendre de la méthamphétamine est extrêmement importante, l’addiction arrive très vite, dès la première fois.
On note des risques de crises de panique avec l’impression d’être persécuté, des hallucinations, des idées suicidaires, des délires.

Kétamine

C’est un médicament analgésique ou anesthésiant.
La kétamine se présente sous forme d’une poudre de cristaux.
Elle est injectée ou sniffée.

Quels sont les effets ?
Elle est détournée pour ses effets euphoriques, apaisants et relaxants.

Quels sont les risques ?
Le plus connu est le K-Hole : l’humeur et le comportement sont troublés, vous êtes le sujet d’hallucinations et de visions effrayantes, la réalité n’existe plus, vous avez l’impression que votre esprit et votre corps sont séparés.

Cocaïne

On l’appelle aussi C, CC, coco, coke.
Ce produit est fabriqué à partie des feuilles du cocaïer et se présente sous forme de poudre blanche que l'on snife ou que l'on s'injecte.

Quels sont les effets ?
Stimulation physique, sensitive et intellectuelle et une plus grande assurance.

Quels sont les risques ?
La descente est difficile, on passe de l’euphorie à la déprime. On est très fatigué.
Il existe des risques cardiovasculaires et cardiorespiratoires.

ll y a également un risque de décès par hémorragie cérébrale, arrêt du coeur, de la respiration.
On peut facilement faire une surdose de cocaïne et en mourir.

On y associé aussi du viagra ou des aphrodisiaques légaux pour bander plus dur et contrebalancer les effets décontractants de certains autre composants du chemsex, comme la viacymine, performan pills, ultrasex ...

Ces drogues sont combinées pour avoir plus d'effet.

Ce phénomène peut paraître nouveau de par son ampleur et par les drogues utilisées, mais on a toujours baiser sous drogue.

Ainsi la consommation d’alcool et le sexe sont associés depuis longtemps.

Il y a une nuance entre la drogue récréative et la drogue de performance, on n’est plus dans un moment de plaisir.

Les personnes cherchent à s’amuser mais ils trouvent exactement l’inverse.

Pourquoi consommer de la drogue et prendre part au chemsex ?

Il faut prendre conscience rapidement qu’on peut avoir un souci avec le chemsex et que ce souci peut survenir plus vite qu’on ne s’y attend !

Est-ce qu'il y a un mal être dans la vie de la personne, quelque chose qui lui manque, un malaise dans son couple ou son boulot ?

Après enquête, on s'est rendu compte que bien souvent les consommateurs de chemsex cherche une intimité physique avec d'autres garçons, de l’amour et de l’acceptation, à casser les barrières qui existent.

Les gays doivent toujours se cacher qu'ils soient enfants ou adultes, parfois parce que leur vie est en jeu ou bien parce que d'autres êtres humains les repoussent ou leur veulent du mal du fait de leur sexualité.

C’est l’exact contraire de l’intimité, de l'acceptation ou de l'amour pour son prochain.

Pour certaines personnes marginalisées ou en souffrance, le chemsex leur permet de s'ouvrir, le temps d’un weekend et de vivre leur sexualité pleinement.

Il permet de satisfaire ses besoins sexuels, d’avoir un semblant d’intimité et de proximité avec des hommes (même si beaucoup d’utilisateurs avouent ne plus se souvenir du tout de ce qu’ils ont fait).

Mais c'est un leurre, à terme, le chemsex a l'effet exactement inverse.

Le 3MMC, la cocaïne, ne peuvent pas solutionner un problème sentimental, un burn out, des soucis alimentaires.

Les drogues ne sont pas une solution, elles ne font qu’accroître vos problèmes en en ajoutant de nouveaux et encore plus graves !

Comment faire le point et voir ou on se situe par rapport aux chems ?

Ou en suis-je de ma consommation ?
Est-ce que les chems sont toujours un plaisir ou est-ce une nécessité ou un automatisme ?
Est-ce que mes relations sociales, amicales, professionnelles ou personnelles ont changé ?

Si les chems sont une nécessité ou un automatisme, si vos relations ont changé alors il est temps de faire le point !

Si les chems sont un fardeau, que les descentes sont une source d’angoisse ou de peur alors il faut agir immédiatement.

Si ça reste un plaisir, réfléchissez à comment faire pour que cela le soit toujours demain et raisonnez vous pour le contrôler, ce qui est plus facile à écrire qu’à faire !

Quels sont les outils pour agir contre le chemsex ?

Listez les points positifs et négatifs de votre consommation sur une feuille de papier.
Une colonne "plus" et une colonne "moins".

Voyez ou penche la balance : avez-vous des soucis financiers (la drogue est un post de dépense important), est-ce que vos relations sociales en ont pris un coup, comment va votre santé, est-ce que vous avez manqué des occasions personnelles ou professionnelles à cause du chemsex, est-ce que la drogue vous aspire et vous ne pouvez plus cesser d'y penser ? Quand avez-vous été pour la dernière fois au cinéma ? Quand êtes vous allés au restaurant avec des amis hétéros ? Quand avez-vous vu votre famille ?

Pour mieux réguler votre consommation, commencez par commander moins de produits.
Puis fixez vous une limite en terme de durée du plan.
Enfin notez l’heure de vos prises pour vous rendre compte de votre consommation pendant le plan.

Cela va vous aider à reprendre le contrôle peu à peu, de votre sexualité, de votre consommation et de votre vie.

Il faut évidemment en parler : votre médecin, votre pharmacien, des groupes de parole (liste des lieux ICI), des échanges avec d’autres consommateurs vous aideront à vous en sortir.

Aides a mis en place un numéro de téléphone joignable 24/7, le 01 77 93 97 77, mais aussi un groupe whatsapp au 07 62 93 22 29 avec des messages encryptés et sécurisés et un groupe fermé facebook consacré au chemsex qui connait un certain succès.
Privilégiez la ligne téléphonique.

Faites-vous aider.

A vous de choisir comment vous voulez en parler.
Parler c’est déjà une prise de conscience et c’est le plus gros du travail, quelle que soit votre consommation.

Vous vous sentirez moins démuni, seul ou isolé, vous bénéficierez de la bienveillance et de l'empathie des écoutants.

Pour finir, quelques documents et ressources :
- Un documentaire de la BBC en anglais sur le chemsex à Londres
- La bande annonce d'un film sur le chemsex, tourné lui aussi en Grande Bretagne
- La brochure Chemsex du Respadd destinée aux professionnels de santé.

Et vous, avez-vous déjà expérimenté le chemsex ? Qu'en pensez-vous ? Les commentaires sont ouverts !

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