Comment j’ai été séduit par mon mec

Comment j’ai été séduit par mon mec

Voici l’histoire de Julien, un homme comme vous et moi qui aime les hommes.

Bonjour à tous,
Si le titre de ce blog est “comment séduire un mec gay”, pour moi, Julien, il est “Comment j’ai été séduit par mon mec”.

Le titre de notre histoire pourrait être tout simplement : “De notre Rencontre à notre Amour”.
(Ce récit de notre vie a notre autorisation de publication pour le blog “GOUT SEXUEL”, exempt de tout droit quelconque.)

Chapitre 1 : Notre rencontre

Episode 1 – La découverte d’un monde

Pour moi, Julien, ma rencontre avec Jean-Luc, c’est la fée hasard qui l’a provoquée. C’est ce que je vais te raconter ici.
Mais avant et pourquoi notre rencontre, tu dois savoir qui je suis.
La trentaine, pas mal, je crois, de ma personne, plutôt svelte, aux yeux bleus et cheveux châtains, pas sportif ou si peu, je ne me suis jamais senti porté vers les filles. Dès mon adolescence , j’ai le souvenir de plaire, non seulement à ma mère et aux femmes; mais aussi, dans ma naïveté d’enfant, de ne pas laisser indifférent certains hommes, même si je n’ai jamais été inquiété de ce côté; cela n’allait jamais au-delà de leur regard détaillant ma silhouette, mon corps de jeune enfant. Ce n’est que plus tard que j’en pris conscience.
Ce plus tard, il a commencé au lycée lorsque filles et garçons commencent à jeter leurs filets de séduction. Et, pour moi, si j’ai parfois intéressé certains filles, si j’ai pu allumer le feu chez certaines, je n’ai jamais vraiment répondu au delà d’agréables relations purement amicales. Par contre et sans que j’en ai vraiment conscience, certains garçons ne me laissaient pas indifférents; ils étaient beaux. Et mes copains ne se sont pas gênés pour me “charrier” à ce sujet. A ces moments, je devais certainement avoir un air particulièrement idiot, mes yeux vagues posés sur le corps de celui … qui me fascinait.
Ce n’est que plus tard que je pris conscience, que j’appris, que cette fascination purement physique pouvait être doublée d’une réalité très très variable, pouvant aller du plus beau au plus impitoyable parfois.
C’est ainsi que du “bahut” à la “fac”, je poursuivis ma croissance, ma formation, aussi bien intellectuel que de vie.
Sentimentalement et sexuellement, mon intérêt pour les personnes de même sexe que moi devenait de plus en plus évident. Je n’étais pas attiré par le sexe des femmes. Le corps de certains hommes me séduisait, me fascinait.
Ce “moi” avait, à l’évidence,une influence sur ma “sphère sociale”.
Je restais obstinément célibataire; j’étais toujours vierge à l’age où beaucoup d’autres étaient déjà mariés ou en couple, avec des enfants pour certains.
Professionnellement, après mes études en Fac, j’ai trouvé un job qui me convient parfaitement. Je suis entré dans une librairie, au rayon “Romans” dont j’ai acquis la responsabilité, des commandes à la vente, en passant par le renseignement et le conseil à nos clients lecteurs. Cela m’amène à beaucoup lire … ce que j’adore par dessus tout.
De la réalité à moi, Julien, la concordance, “l’homothétie”, n’est pas évidente .. sachant que la définition de ce mot utilisé en géométrie est : “Propriété de deux figures dont chaque point de l’une correspond à un point de l’autre …”.
Moi qui suis, ce que l’on appelle avec plus ou moins d’aménité un ‘homo”, trouver mon “homothétique” semblait relever de l’improbable. Je me voyais condamné à ne pas connaître l’amour et à me contenter de “plaisirs solitaires”.
C’était sans compter sur ma bonne fée … comme tu pourras le voir dans mon l’épisode 2 de mes amours.

Episode 2 : Lui

C’est par hasard, ce hasard qui fait (par la magie de ma bonne fée) parfois bien les choses, que j’ai rencontré l’amour, qui, pour moi, à nom de “Jean-Luc”.
C’est dans un bar fréquenté par les gays que nous nous sommes “trouvés.
Comme souvent, après mon déjeuner sur le pouce et avant de retourner à ma librairie, j’y prenais un café, seul, assis à l’une des petites tables bistrot, en train de lire un nouveau livre, le dernier roman paru. Tout absorbé que j’étais, je ne me suis pas tout de suite aperçu qu’un autre homme s’était assis à la table à côté de la mienne avec sa consommation. Mais, quelque chose m’a fait lever la tête … le regard de mon voisin pesait sur moi. Je l’ai regardé …, sans y prendre autrement garde, je lui ai dit: “Salut” et, sans doute, je lui ai souris. Il m’as répondu “Salut” et il m’a demandé ce que je lisais qui m’absorbait tant…
Et, c’est ainsi que nous avons commencé à parler de bouquins, de choses et d’autres, de ce que nous faisions l’un et l’autre dans la vie …; c’est ainsi que j’ai su qu’il était ingénieur technicien dans l’informatique. C’est ainsi que, revenant aux bouquins, nous en sommes venus à parler, en particulier, des romans portés au cinéma … Il me dit qu’en ce moment, il y avait un bon film à l’affiche et il m’a demandé si je l’avais vu. Je lui ai répondu que “non”. Il m’a alors proposé d’aller le voir avec lui. Bien que surpris de la proposition de cet homme que je ne connaissais pas, son comportement, comme sa silhouette, m’ont sans doute porté à m’entendre lui répondre: “pourquoi pas”!. Et, c’est là, à cet instant, que tout à commencé entre Jean-Luc et moi … Ce premier “Oui” qui sera suivi de plein d’autres.
L’heure s’avançant nous a alors pressé de retourner chacun à notre travail.
En se quittant, Jean-Luc m’a dit : “A ce soir, 8h devant le cinéma” et puis … “A propos, je m’appelle Jean-Luc”. Je me suis entendu lui répondre : “OK, à ce soir 8h; moi, c’est Julien”.
Le tournant de ma vie était en train de conduire mes pas et mon cœur.
Ce fut mon destin que ce premier rendez-vous de ce soir, comme tu le verras dans l’épisode 3 de la naissance de mon amour.

Episode 3: Intimité

J’ai intitulé ce troisième épisode de notre rencontre ” Intimité” , non pas que je vous y parlerais de notre intimité, celle qui sera la notre, celle qui est maintenant la notre, mais parce que c’est pour la première fois que Jean-Luc et moi seront seuls au monde … à la fois seul avec l’autre et seuls ensembles, dans ce moment unique qui ne se reproduira jamais plus pour nous, ce moment où tout peut se faire ou tout, se défaire.

Ce soir là, un peu avant 8 heures, après une après-midi un peu fébrile, j’étais devant le cinéma oû Jean-Luc m’avait donné rendez-vous. Il est enfin arrivé; il m’a dit “Salut” et passant devant moi, il s’est directement dirigé vers la caisse, moi le suivant un peu “interloqué” …
Nous avons payé notre billet et nous nous sommes dirigés vers la salle de projection de notre film, Jean-Luc marchant toujours devant moi et moi, derrière lui.

Dans la salle, Jean-Luc s’est directement dirigé vers le haut, tout en haut, au dernier rang. Il y choisit les fauteuils libres du milieu, m’a demandé si cela m’allait et nous nous sommes assis l’un à côté de l’autre, lui, à ma droite et moi, à sa gauche.
Pour la première fois depuis que nous sommes arrivés et avant que les lumières de la salle ne s’éteignent, il m’a demandé comment ça allait, si j’étais bien installé, comment s’était passé mon après-midi et il m’a souri. Un peu “en retrait”, j’ ai répondu à son sourire et puis les lumières de la salle se sont éteintes et le générique du film a commencé … m’évitant les banalités que ma timidité à ce moment était capable de me faire sortir.

Bien qu’un peu crispé, car je savais bien au fond de moi que l’objet de notre rendez-vous n’était pas réellement le film, mais lui, mais moi, je n’eus pas longtemps à attendre. Toujours les yeux fixés sur l’écran,je sentis la main gauche de Jean-Luc se poser doucement sur mon genou qu’il a commencé à me caresser. Au travers de mon pantalon, je sentais sa grande ferme,pour la première fois sur moi. Je ne bougeais pas pendant qu’il me faisait ses premières caresses. Il me prit ensuite la main et la serra dans la sienne en la caressant, avant de la reposer sur mon genou.
A un moment, n’y tenant plus, j’ai posé ma main sur sa main; et je l’ai caressé, comme pour lui dire “oui”. C’est à ce moment là, seulement à ce moment là, qu’il s’est tourné vers moi et m’a regardé dans les yeux, pendant que, de sa main droite, il me caressait la cuisse du genou en remontant jusqu’au creux de l’aine … tout prêt de mon sexe. Il a alors approché son visage et sa bouche et ses lèvres, pour la première fois, se sont posées sur ma bouche et sur mes lèvres.

Je fermais les yeux pendant que,de sa bouche sur ma bouche, sa langue entrait en moi, ouvrant peu à peu un peu plus ma bouche, pour venir caresser ma langue. Pendant qu’il me caressait et me suçait la langue, nos salives se sont mélangées; il but de ma salive et je bus de sa salive. Pour lui dire à nouveau “oui”, j’ouvris plus largement ma bouche et j’ai commencé à lui sucer longuement les lèvres et la langue. C’est à ce moment, que sa main se posa sur ma braguette et sur mon sexe qu’il se mit à serrer doucement. Au moment où je sentis sa main sur mon sexe bandé, je me raidis légèrement et je me mis à serres plus fort ma bouche sur sa bouche. J’ouvris les yeux, le regarda dans les yeux et, avec mes yeux, je lui dit, à nouveau, “oui”. Il m’embrassa longuement, longuement, retira sa main de ma braguette et recommença à me caresser la cuisse.

Je posais ma tête sur son épaule et regarda à nouveau l’écran. Il prit ma main, la serra très fort et longuement, et tourna lui aussi son regard vers l’écran, sa main sur mon genou.
Il savait, je savais, que nous avions franchi une étape, une barrière au delà de laquelle tout peut s’espérer, tout peut se réaliser.

Du film nous n’en n’avons aucun souvenir ou si peu, tout occupé, d’une manière irrépressible, à nous tourner tout le temps l’un vers l’autre pour nous regarder, nous embrasser, nous sucer mutuellement la langue, mélanger nos salives.

Des mots, nous n’en avons quasiment prononcé aucun, nos yeux et nos gestes parlaient pour nous, mieux que nous aurions su le faire. A un moment, Jean-Luc a bien tenté de me dire “Je t’aime, j’ai env. …”. D’un doigt posé sur sa bouche, je l’ai empêché de finir se phrase et, d’un baiser, je lui ai dit que je savais, que moi, aussi … je crois que c’est le seul moment où je lui ai imposé silence.

Le film s’est terminé, la salle s’est rallumée, nous n’avions pas vu le temps passer. Nous avons attendu sagement que la salle se vide et nous sommes sortis à notre tour.

Jean-Luc m’a invité à prendre un verre pour finir notre soirée. Nous sommes entré dans un café proche, avons commandé, avons bu … quasiment en silence, seuls nos yeux, l’un sur l’autre, parlant pour nous. Nos consommations terminées, il m’a alors demandé : “qu’est-ce que l’on fait?”, n’osant me proposer de poursuivre la nuit ensemble. Même si l’envie, chez lui comme chez moi, était manifeste, quasiment palpable, je me suis entendu lui répondre que j’aimerais rentrer, invoquant le fallacieux prétexte que le lendemain, samedi, je travaillais. Il m’a proposé de me reconduire avec sa voiture; je lui ai dit “oui, merci”.
Il m’a reconduit … au pied de chez moi. Avant de descendre de sa voiture, nous nous sommes longuement, longuement embrassés, mélangeant à nouveau nos langues.
Je ne l’ai pas invité à monter jusqu’à mon appartement; Jean-Luc ne me l’a pas demandé. Avant de descendre de voiture et de le quitter pour ce soir, nous avons échangé nos numéros de portable.
Chez moi, avant de me coucher, je pris une bonne douche pour me relaxer et fait inhabituel, je me suis couché nu.

Je n’ai pas réussi à m’endormir et, cette nuit là, je ne dormis pratiquement pas ou à demi. Je me suis beaucoup caressé. A mon lever, je trouvais un message de Jesn-Luc sur mon portable me demandant si j’avais bien dormi et me souhaitant bonne journée, avec la question : “A ce soir?” et “Bisous”. Je lui répondis sobrement : ” A peine, Bonne journée à toi aussi, A ce soir. Tu m’appelles?”. Par retour, il me dit : “A ce soir. Je t’appelle ou je te fais un message. Bisous”. je lui répondis : “Bisous”.
Toute cette journée, à la librairie, “mes clients” ont du me trouver bizarre, dans la lune. Cette journée me parut si longue, sans fin …
Après déjeuner, j’ai été prendre mon café dans un autre bistrot que celui que je fréquentais habituellement.
L’après-midi se trainât pire encore que le matin. Enfin, un message de Jean-Luc : “Ce soir, on mange ensemble ?”. Ma réponse :”OK, où?”; Par retour: “Si tu es OK, RV 19h30 … , Je t’embrasse. Je pense à toi”; “OK, à ce soir. Moi aussi, je pense à toi. Bisous” (j’aurais pu écrire: je ne pense qu’à toi).

Avant 19h30, j’étais à notre lieu de rendez-vous. Jean-Luc m’y attendais déjà. Pour me dire bonjour, il s’est avancé vers moi et m’a embrassé … sur la bouche. Tout contre lui, je l’ai embrassé sur la bouche.
Je ne sais pas si Jean-Luc en avait déjà pleinement conscience; mais, dès ce moment là et même s’il n’avait pas encore pris possession de moi physiquement, je lui appartenais déjà. Et cela, en moi, je le savais.

Ce samedi fut pour moi le premier jour de ma vie … de ma nouvelle vie!
Depuis ce jour, nous ne nous sommes plus quittés
Jean-Luc m’a appris l’amour. Je me suis donné à Jean-Luc.

Chapitre 2 : Ma vie depuis Jean-Luc

Episode 1 : 1er épisode de “Ma vie avec Jean-Luc”

Ma vie avec Jean-Luc a commencé ce samedi soir là.
Avant de partir à notre rendez-vous, je m’étais fait une toilette soigneuse et tout à fait complète; je m’étais parfumé légèrement, sans oublier le déodorant sous les aisselles; je m’étais revêtu de façon élégante: chemise bleue claire ouverte sur ma poitrine; pantalon clair et bien ajusté à mon corps; chaussures cuirs assorties à mon pantalon. Mes plus beaux atours …
Lorsque je l’avais rejoint, j’ai bien vu son regard me parcourir de la tête aux pieds et qu’un léger sourire avait éclairé son visage pour le message que je lui avais ainsi envoyé, un message sans ambiguïté; qu’il soit heureux d’être avec moi et qu’il soit fier de l’être aux yeux des autres.
Lui-même était bien habillé, dans la gamme plus “Homme” des magazines de mode.
Il m’emmena dans un petit resto sympa de quartier. Il était plein et y avait retenu une table. En venant à notre table pour y prendre place, comme au cinéma, jean-Luc prit les devants et ne me laissa pas le choix de la place. Il s’assit adossé au mur et, moi, je dus m’asseoir à l’autre place, face à lui et dos à la salle. Interloqué d’abord, chagriné même de ce que je pris d’abord comme un manque de prévenance, je ne compris qu’ensuite, combien son attitude me prenais, moi, déjà totalement en compte, totalement en charge pourrais-je dire maintenant. Déjà, il me protégeait. Face à lui, je n’avais que lui et je me trouvais ainsi, protégé du regard des autres, de regards qui auraient pu être curieux, voir hostiles.
Les clients présents nous regardèrent lorsque nous primes place à notre table. Notre élégance parlait pour nous. La maturité de Jean-Luc nous intégra aux convives déjà présents; ma jeunesse y trouva refuge et ma gène première s’évanouit pour laisser la place à mon émoi et à mon plaisir inouï d’être avec Lui.
Une serveuse, gentille et souriante, prit notre commande (entrée, plat et dessert) et revint nous servit peu après les apéros que nous avions commandés.
Assis l’un en face de l’autre, la table de petite dimension qui nous séparait, faisait que nos visages étaient très proches. De temps en temps, Jean-Luc ma prenait la main par dessus la table; en dessous, l’un de ses pieds touchait intentionnellement l’un des miens. Une façon de me dire tant de chose, sur le moment que nous vivions; notre premier repas ensemble. Tant de choses, sur ceux que nous nous apprêtions à vivre.
Pendant le repas, ce fut principalement Jean-Luc qui parla, pour me poser des questions sur ma vie jusqu’à ce soir là : mon “pays”, ma famille …, mon enfance, mes études, mes amis (et amies)… Je lui répondis aussi complétement que succinctement. Et pendant qu’il me faisait parler de moi, il parla de lui, en miroir de mes propos sur moi.
En final et en filigrane, il sut ainsi mes sentiments sur le sexe féminin et mes attirances pour les garçons … leur beauté. De mon côté, il me donnât à penser, sans qu’il se soit exprimé clairement sur la question, qu’il avait pu avoir des relations avec le sexe féminin, y compris des relations physiques, sexuelles, ce qui ne me surprit guère au regard de sa beauté mâle. Je n’en fut aucunement chagriné, ni jaloux (en général, je ne suis pas enclin à la jalousie; chez moi, de telles situations se traduisent plutôt par de la tristesse). Au contraire, en moi-même, j’en étais plutôt rassuré; Il y avait goûté et son expérience présentait à mes yeux l’avantage que cela évitait une tentation, la tentation de l’inconnu, et,surtout, que son désir et son choix pour moi, serait un choix, un vrai choix et non la satisfaction d’un désir physique soudain, irrépressible, mais éphémère. Mais, je ne sus pas et je ne sais toujours pas si Jean-Luc avait connu plus ou moins intimement d’autres hommes, d’autres garçons. Le comportement qu’il aura avec moi ne me permette pas de me faire une opinion. Lui poser la question? Jamais! Je l’aime trop pour cela; je le respecte trop pour cela. Et, en plus, je n’ai pas du tout envie de me rendre ridicule, de me diminuer à ses yeux. S’il veut m’en parler d’une manière ou d’une autre, cela lui appartient. Et peut-être qu’il n’y a rien à dire.
Moi, je l’aime; je l’ai devant moi, à la suite d’un hasard quasiment inouï; ma seule pensée: l’aimer et qu’il m’aime, vraiment, complètement!
Notre repas terminé, Jean-Luc paya l’addition (ce fut le premier acte de notre “couple”) et nous sortîmes. Dehors, me tenant par la main, il me demanda: “Nous allons chez toi ou tu préfères que nous allions chez moi?”. Je lui répondis: “Chez toi”.

Episode 2 : Chez Lui

Ce “Chez toi”, que je lui offris sans même y penser, c’était comme des années d’espérances enfin libérées; comme le “Oui” de la jeune épousée à son époux, au mâle à qui elle se donnait.
En lui répondant : “Chez toi”, ces simples mots provoquèrent, chez Lui comme chez moi, un émoi que seuls les amants ont pu vivre. Comme soudain isolés du monde, seuls sur la planète, Jean-Luc, sur le trottoir, me prit dans ses bras et me serra très très fort contre lui. Il me regardait; je le regardais.
Après un bref baiser, Jean-Luc me prit par la main et m’emmena, m’emporta chez lui.
Nous primes sa voiture et, une vingtaine de minutes plus tard pendant lesquels ni lui, ni moi,ne dirent un mot, nous nous retrouvâmes dans le garage en sous-sol de son immeuble. Ascenseur, 3ième étage, nous étions devant la porte de son appartement. Il ouvrit la porte et me fit passer devant lui pour entrer. Dans l’entrée, je l’entendit fermer la porte et mettre le verrou. J’étais chez Lui …
Mon émoi interne était immense, même si je m’efforçais de n’en rien laisser paraître. Le vivait-il aussi ? Je n’en sais rien, mais sans doute …
Souriant,il me prit par la main et me fit faire le “tour du propriétaire”. Appartement confortable, avec, en particulier, un séjour/cuisine américaine,sobre et confortable, et trois autres belles pièces aménagées en son bureau, une petite chambre et “sa” chambre. Il me fit visiter sa chambre plus en détail, assez grande, claire et confortable. Son grand lit, pour deux personnes, couette dans son drap blanc aux quelques fleurs brodées, polochons et oreillers assortis. La couette de lit était ouverte en biais à droite et à gauche. Sur l’oreiller de droite en regardant la tête de lit, une très belle rose rouge. Il me fit entrer ensuite dans la salle de bain, par la porte donnant directement sur la chambre (une autre donnait accès au couloir). Elle était grande et claire, avec un double lavabos à droite, savons et gants de toilette, l’un blanc, l’autre bleu ciel; une grande baignoire carrée en coin opposé; une grande douche entre ses parois de verre; un bidet équipé de jet pour la toilette intime; sur un petit meuble, divers objets de toilette et, dans le tiroir légèrement ouvert, un nécessaire pour toilette intime, poire à lavement, canules, lubrifiants à l’eau, baumes et crèmes pour le corps, parfums divers … Au mur, accrochés, deux peignoirs bien épais, l’un blanc, l’autre bleu clair; le blanc, déjà utilisé, celui de Jean-Luc; le bleu clair, tout neuf, pour moi; et aussi une chemise de nuit, légère, toute blanche, courte … Jean-Luc avait du y consacrer sa journée … pour moi. Pendus également au mur, deux robes de chambres fleuries, l’une à dominante rouge, l’autre assortie à la chemise de nuit qu’il me destinait .
De retour dans le séjour, il me serra dans ses bras, m’embrassa à nouveau longuement, avant de me proposer de boire quelque chose avant la nuit. Je ne savais que dire, que faire, un peu perdu, n’attendant qu’une chose, que ses bras se referment sur moi et m’emportent.
Après nous être désaltérés avec un simple verre d’eau, Jean-Luc me proposa d’aller me préparer, de prendre mon temps et qu’il me rejoindrait quand j’aurais terminé.
J’allais dans la salle de bain, refermais la porte derrière moi. Je fis une toilette, soigneusement (bien que, ce matin, je me sois déjà lavé à fond en vue de cette journée, pour Lui). En prenant ma douche que je fis longuement couler sur mon corps, je m’aperçus qu’il y avait pendu au mur, un bock avec son tuyau et sa canule pour la toilette intime. Le bock était déjà rempli d’eau, encore légèrement tiède; certainement de l’eau bouillie. Je m’en servis, non pas temps pour que j’en ai véritable ment besoin, mais, pour qu’il le sache.
Ma toilette finie, je passais la chemise de nuit qu’il m’avait préparé, courte jusqu’au milieu de mes fesses, et je sortis de la salle de bain.
Dans la chambre, je me couchais dans le lit, coté oreiller à la rose que je posais à côté de moi, sur la table de nuit. Je rabattis la couette sur moi; le lit sentait bon. Je fermais légèrement les yeux et je l’attendis.
Je l’entendis aller dans la salle de bain, par la porte du couloir. J’entendis couler la douche …

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